Les marqueurs d'une stratégie de gestion de la charge de la preuve: franchement et en fait qualifiant une thèse

Authors
Publication date 2010
Journal Verbum
Volume | Issue number 32 | 1
Pages (from-to) 73-91
Organisations
  • Faculty of Humanities (FGw) - Amsterdam Institute for Humanities Research (AIHR) - Amsterdam School for Cultural Analysis (ASCA)
Abstract
Jusqu’à présent, la plupart des études qui font le point sur l’inscription linguistique de l’argumentation s’intéressent plutôt au « potentiel indiciaire » des mots et des locutions étudiés et négligent leur effet stratégique potentiel dans le discours argumentatif. Dans cet article, je propose une étude systématique des adverbes « illocutifs », comme franchement et honnêtement, quand ils figurent dans l’énoncé qui sert à avancer une thèse. Par ailleurs, je défends l’idée que la locution adverbiale en fait a le même effet stratégique que ces adverbes. Pour rendre compte du rôle stratégique que ces adverbes peuvent jouer quand ils servent à qualifier une thèse, je fais appel à la notion de charge de la preuve, indissociable de l’acte d’avancer une thèse. Je défends l’idée que ces adverbes peuvent être considérés comme un moyen dont dispose le locuteur pour formuler sa thèse de manière à gérer la charge de la preuve à son avantage. Ainsi, leur présence dans l’énoncé-thèse peut être considérée par l’analyste comme un marqueur de stratégie de gestion de la charge de la preuve.
Document type Article
Language French
Published at http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100447590&fa=sommaire
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